Biologie

Présentation de l'espèce

Le Grand Tétras, Tétrao urogallus, ou grand coq de bruyère, appartient à la famille des Tétraonidés, uniquement représentée dans les régions froides de l’hémisphère nord et regroupant 16 espèces dont 4 sont présentes en France : le Grand Tétras, le Tétras lyre, la Gélinotte des bois et le Lagopède alpin.

2 sous-espèces sont présentes en France : Tetrao urogallus major dans les Vosges et le Jura, et Tetrao urogallus aquitanicus dans les Pyrénées.

La sous-espèce major est la plus grande des deux. L’aspect général du coq est plutôt sombre avec un cou et un plastron noirs et des ailes d’une couleur plutôt marron. Les caroncules, rouges, sont faciles à distinguer. Le poids d’un coq varie de 2.5 kg à 5 kg et la longueur totale du corps de 86 à 110 cm. 

Les poules, plus claires, ont un plumage dominé par le roux. Elles sont plus légères (1.5 à 2.2 kg) et plus petites (55à70cm).

L’espérance de vie d’un coq est de 15 à 20 ans en nature, un peu moins chez la poule. Mais tous les individus ne parviennent pas à ces âges.


Régime alimentaire

Pendant l’hiver le régime alimentaire du Grand Tétras se compose exclusivement d’aiguilles de pin et de sapin, peu énergétiques, que l’oiseau peut assimiler grâce au développement de ramifications du tube digestif abritant une faune bactérienne capable de les digérer.


C’est une période difficile qui précède celle des parades, étape importante dans le processus de reproduction, pour laquelle l’économie des réserves énergétiques est vitale.

Au début du printemps il consomme de préférence des bourgeons de hêtres puis, et ce jusqu’à la fin de l’automne, tout ce qui concerne la myrtille : jeunes pousses, feuilles, fleurs et surtout baies. En été bien d’autres plantes ont elles aussi de l’importance ainsi que des insectes, indispensables aux poussins.


Reproduction

Le Grand Tétras est une espèce polygame.

Il est surtout célèbre pour ses parades au cours desquelles plusieurs mâles se retrouvent dans des zones dégagées appelées places de chants.
Au printemps, les mâles se regroupent sur ces places, pour parader. De 2 à 30 mâles peuvent ainsi se trouver réunis sur des sites plus ou moins grands.

Les femelles visitent les places de chant uniquement pour s’accoupler. En théorie, une femelle visite plusieurs sites et s’accouple avec le mâle dominant, ce qui fait qu’au final les quelques mâles dominants assurent la grande majorité des accouplements donc de la descendance.

La femelle niche au pied d’un tronc ou d’une souche, sous des branches basses ou à l’abri d’un rocher. Quelques jours après l’accouplement, la poule y dépose en moyenne 6 ou 7 œufs et couve pendant 27 jours.

Les nids peuvent être détruits par divers prédateurs ou perdus à la suite de leur abandon en raison de fortes précipitations ou de dérangements. Les causes de mortalité des poussins sont notamment la prédation et les intempéries.

Les poussins doivent très rapidement assurer leur propre subsistance, les printemps froids et humides leur étant particulièrement néfastes.